Per à Pace fête ses vingt ans : La solidarité plus que jamais accrochée au cœur

(Photos Marilyne Santi)
(Photos Marilyne Santi)

De missions humanitaires en conférences, de voyages astreignants en projets de solidarité, d’actions en rencontres de charité, ils ont parcouru le monde avec le cœur à la main, rencontré des peuples et des populations en guerre, tiraillés, maltraités, côtoyé des enfants et des adultes en mal de vivre mais aussi et surtout rassuré des milliers d’individus sur divers continents. L’équipe de Per à Pace fête aujourd’hui ses 20 ans, le bel âge mais l’âge adulte, celui où l’on comprend, où l’on regarde, où l’on partage et surtout où l’on agit. Celui de la dignité qui resserre les liens avec l’autre, vous savez, celui qui souffre. 20 ans, le cœur rempli d’espoir…

 

Ils sont remarquables ces gars et ces filles de Per à Pace. Ils forcent le respect. On les écouterait des heures tellement la passion habite leurs actions. Ils méritent toute l’attention du monde. Eux au moins se décarcassent pour quelque chose de valable, de sain, de bien. Des Balkans à l’Afrique, la Corse laisse une image de générosité à nulle autre pareille.

 

Un jour de 1992…

Au commencement était la grande conférence de Macédoine, où  350 militants associatifs et 250 représentants de collectivités locales se sont déplacés de toute l’Europe orientale et occidentale en Yougoslavie. Cela pour afficher leur détermination contre la guerre, pour une paix juste et durable dans les Balkans. L’année suivante les premiers projets solidaire s’organisaient et malgré un gros blocage en Grèce, le convoi réussissait à passer avec meubles, médicaments, matériel médical et autres vêtements et couvertures. Jacques Casamarta était - déjà – de ceux-là, avec Laetitia Posati-Mannoni, Alain Pen-Pénic, Janine-Peri, Toussaint Cervetti, Françoise Venard, Jean-Claude Allègre, Boris Runtev, en clair l’ossature de cette formidable association accompagnée de quelques conseillers municipaux d’Ajaccio porteurs de message de la cité Impériale mais aussi de Sartène et Bonifacio.

Les missions, couronnées de succès, se sont poursuivies au fil des mois et des années, souvent difficiles, longues et dangereuses parfois, mais ils ont tenu bon, sans jamais renoncer. Des projets solidaires certes, mais aussi culturels avec notamment Cinqui So qui ont réchauffé le cœur des populations rencontrées. Des soirées inoubliables…

20 ans au cours desquels Per à Pace a effectué  62 missions à travers la Macédoine, l’Albanie, la Slovénie, la Bosnie, l’Algérie, le Burkina Faso, la Serbie, la Pologne, le Maroc, l’ensemble des Balkans, et cela à diverses reprises, jusqu’à la dernière en date, la Serbie, duc 14 au 20 de ce mois d’octobre. Un projet solidaire de mobilier scolaire, de ballons, de grillages etc. dont le convoi était mené par Marie-Paule Vittori, Guillaume Ducoli et Patrick Peri.

Que dire de cette solidarité spontanée de l’association sinon bravo, bravissimo à cette association qui se dépense sans compter, qui sacrifie vie de famille et loisirs pour défendre les plus démunis, leur apporter des instants de bonheur difficilement chiffrable tant la performance du cœur est grande et noble.

 

Ce samedi, la fête à Pietrosella

Vendredi, au cours de la conférence de presse, Per à Pace avait réuni quelques amis parmi lesquels Sam’sk Le Jah, venu nous parler de son Burkina Faso natal, nous lire des œuvres d’auteurs Burkinabés, des textes de Thomas Sankara, le Président assassiné le 15 octobre 1987. Il était à l’Aghja récemment, il sera ce  samedi soir à Pietrosella, dans la salle des fêtes, pour célébrer le vingtième anniversaire de Per à Pace, ses amis. 

                                                                                                                                           J. F.

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Commentaires: 1
  • #1

    Per a Pace (samedi, 27 octobre 2012 11:19)

    merci pour ce bel article