Sauveur Gandolfi-Scheit : « Mon bilan parle pour moi »

 

 

 

Candidat à sa propre succession dans la 1ère circonscription de la Haute-Corse, l’UMP Sauveur Gandolfi-Scheit est arrivé en tête du 1er tour des législatives avec 31,19% des suffrages, largement devant le nationaliste Gilles Simeoni (24,73%) et le PRG Jean Zuccarelli (23,55%). Partant grand favori pour le 2nd tour, le député sortant, fort de son bilan, explique, à Corse Net Info, qu’il va désormais bénéficier du vote utile des électeurs et tacle les propositions de la gauche.

- Quelle est votre analyse des scores du 1er tour ?

- Les résultats sont quasiment conformes aux prévisions. Les électeurs m’ont placé largement en tête avec plus de 31% et je l’emporte pour l’instant dans plus de la moitié des communes de la circonscription. J’ai certes dû faire avec la double montée des nationalistes modérés et du Front National par rapport à 2007, mais j’ai plus que stabilisé ma situation, malgré ma position de grand favori et la perte de l’élection présidentielle qui pouvaient engendrer une démobilisation.

 

- Quelle est votre marge de manœuvre par rapport aux autres candidats ?

- J’ai incontestablement la marge de manœuvre la plus importante puisque, comme en 2007, la participation a été faible dans les grandes communes de droite, hormis Biguglia qui détient le record pour ce premier tour avec plus de 63% de votants. Je sais pouvoir compter, dans ma commune et dans celles de Borgo, Lucciana, Ville-di-Pietrabugno, Saint-Florent, Brando et Oletta, sur de fortes réserves qui vont se porter sur ma candidature, dimanche. Je bénéficie dans ces communes du soutien actif des élus locaux et la notion de vote utile va prendre désormais tout son sens.

 

- Que répondez-vous à Jean Zuccarelli qui estime qu’avec le report des voix communistes, il est au même niveau que vous ?

- Avec mes 10 241 voix, je représente, d’ores et déjà, plus de voix à moi seul que le score du 1er tour de Jean Zuccarelli incluant le report des voix communistes. Et, quand on sait que de nombreux électeurs de cette mouvance, notamment dans le rural, m’ont, à l’avance, garanti leur soutien en cas de 2ème tour,  je pense que l’écart sera encore plus important que prévu avec le candidat radicalo-socialiste, qui ne bénéficie visiblement pas de la vague rose espérée.

 

- Quel message adressez-vous aux électeurs, aux indécis et aux abstentionnistes pour les convaincre de voter pour vous, dimanche ?

- Tout simplement que je ne suis aucunement le candidat d’un « système ». Surtout pas d’un système comme celui qui est depuis longtemps à l’œuvre à Bastia ! J’ai au contraire été pendant les 5 ans qui viennent de s’écouler, le député de tous. J’ai ouvert la porte à toutes les sollicitations et me suis ensuite battu sans relâche, avec tous les Corses de bonne volonté sans exception, pour faire avancer notre île. Mon bilan, sans précédent dans la circonscription pour ne pas dire en Corse, le prouve. C’est pourquoi je suis convaincu que mes concitoyens salueront ce travail et cette vision de la politique en votant massivement pour moi au 2éme tour.

 

- Sur quel thème local allez-vous centrer les dernières heures de votre campagne ?

- Evidemment sur la défense systématique de nos spécificités insulaires. Je milite pour le développement en Corse de la démocratie participative, qui est un thème purement gaulliste. Sur tous les grands thèmes de société : foncier, langue, transports, je suis partisan de consulter l’ensemble du peuple corse directement, par voie de référendum local.

Il s’agira, ensuite, pour le député que je serais, de porter ces débats à Paris. Et, c’est pourquoi je proposerai, dès la rentrée parlementaire, la constitution d’un « front commun » aux autres nouveaux députés de la Corse. Durant la dernière mandature, qui m’a permis de me familiariser avec les rouages du Parlement et du pouvoir de décision, j’ai pu constater à quel point les députés des DOM et des TOM de toutes tendances étaient unis sur les grands dossiers qui concernent leurs territoires. C’est grâce à ce travail en commun que, dans ces îles, des résultats très importants, que nous ne soupçonnons même pas ici, ont pu être obtenus. Je serai donc le député du travail, de la concertation et de l’action. Sans esprit partisan, avec les Corses et pour la Corse.

 

- Et, sur le plan national ?

- Cette fois, les problématiques qui vont se poser dès les premières heures de la nouvelle législature, sont essentielles. Les députés vont devoir faire des choix lourds de conséquences. Il est donc indispensable que les citoyens soient à l’avance parfaitement informés de ce que leur représentant fera au Palais-Bourbon pour le vote des lois, ou au Congrès de Versailles pour les révisions constitutionnelles.

 

- A quoi êtes-vous favorable ?

- Je suis pour le vote sans délai de la règle d’or en matière de finances publiques. Pour la poursuite de la politique courageuse de modernisation de l’Etat, entreprise par l’ancienne majorité, avec la réduction des déficits. Pour la lutte contre les fraudes et le gaspillage. Pour maintenir en l’état les réformes du régime de retraite par répartition et celui des droits de succession. Pour le maintien des grandes lois votées en matière de délinquance.

 

- A quoi êtes-vous opposé ?

- Je suis contre la création artificielle de postes dans le secteur public, qui va avoir un coût colossal pour les prochaines décennies. A titre d’exemple, la promesse démagogique de créer 60 000 postes sur 5 ans dans l’Education Nationale va coûter 2 milliards € par an sur 42 ans. Soit une ardoise d’au moins 84 milliards que devront assumer nos enfants ! Je suis contre la politique angélique et permissive en matière de délinquance. Contre le projet de droit de vote des étrangers aux élections locales, mesure démagogique qui vise à assurer une majorité permanente à la Gauche, notamment en vue des municipales de 2014. Contre le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par ces couples, le PACS est largement suffisant et garantit l’égalité de tous devant la loi. Contre enfin le catastrophique projet porté par le PRG de Jean Zuccarelli de dépénaliser le cannabis, et demain l’ensemble des drogues douces. Nos enfants ont besoin de valeurs et de repères, pas de substances illicites !

 

- Votre adversaire PRG s’appuie, en bloc, sur ce projet socialiste…

- Le projet socialiste vise, en fait, à saper les derniers fondements de notre société : la souveraineté nationale par le droit de vote, la famille, la protection et la santé de notre jeunesse. C’est pour toutes ces raisons que la Corse et la 1ère circonscription ont besoin d’un député expérimenté, courageux et travailleur. D’un député qui siègera à droite et qui continuera à faire avancer la France sur le bon chemin, et pas vers un destin à la grecque ou à l’espagnole auquel nous conduira à court terme la gestion de François Hollande et de ses amis.

 

- Pensez-vous gagner ? Pourquoi ?

- Je serai le prochain député de la 1ère circonscription. Tout simplement parce que je suis le meilleur candidat, parce que je me battrai sans relâche à Paris et parce qu’à la différence des autres, mon bilan parle pour moi.

                                                                                       Propos recueillis par Nicole MARI 

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